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Christophe Billars galettes-addict

Rédaction : le 11 juin 2019

Christophe est né lorsque l’industrie du disque n'avait pas la même signification qu'aujourd'hui et lorsque le seul support pour écouter de la musique était la galette de vinyle.

Nous sommes en 1968, année de sortie du Double Blanc » des Beatles. Tiens donc. La musique s'écoute sur les tourne-disques et l'on commence à découvrir la cassette audio qui a 3 ans.
Depuis, il en a dégusté des galettes de vinyle, parfois même régurgitées. Adolescent, il dévorait (aussi) les pages de Rock & Folk, avide des critiques d’albums ou simplement des articles sur les rock stars, pendant que la pointe de sa platine transformait jusqu'à l'usure le sillon de ses galettes en ondes sonores. Les galettes vinyle, encore et toujours et ça ne s’est jamais vraiment arrêté, en fait.

Christophe Billars

Aujourd’hui, prof de français et de cinéma, Christophe est passé de l’autre côté des barrières car non seulement il écrit ses propres critiques sur son blog « Galettes Vinyles » mais en plus il est devenu musicien, parolier et compositeur. Son groupe se nomme Addict. Normal pour ce passionné de musique et de littérature toujours à l’affût des nouveautés et rééditions vinyles de Bowie, des Beatles, des Stones, Radiohead, Gainsbourg, Bashung, Daho, Fleetwood Mac, Morrissey, Pink Floyd, Massive Attack, Portishead, REM…
Et comme Christophe est partageur, c’est tout naturellement qu’il vient d’intégrer l’équipe de Poptastic Radio pour vous faire découvrir la partie la plus « so British » de sa discothèque dans une nouvelle rubrique « Mes disques de A à Z » (voir ci-dessous) et également pour dire du bien (ou pas) des sorties d’albums de nos groupes rock et chanteurs anglais préférés.

Mes disques de A à Z

Parvenu à un certain âge, il est fréquent que l’on aime à se rappeler des éclats du passé, de cette époque où la musique nous explosait en pleine face, hurlant à fort volume dans des chambres d’ados aux murs couverts de posters, où nous déchiffrions jusqu‘au moindre centimètre carré les notes des pochettes de disques longtemps désirés et parfois vénérés. C’était avant Internet, avant l’accès total et illimité à la musique. Trouver enfin un album tant recherché chez le disquaire local, le ramener chez soi comme un trophée et le poser sur la platine puis s’en imprégner jusqu’à en connaître chaque seconde. Je ne peux que regretter aujourd’hui et paradoxalement en être heureux aussi, qu’il soit si facile de se procurer de la musique, n’importe où, n’importe quand, à la portée d’un simple clic quand je me souviens de ces attentes fiévreuses, de ces longues recherches qui faisaient monter le désir, de ces albums devenus mythiques avant même de les avoir écoutés. Et pourtant bien sûr, le plaisir est toujours là, l’envie de découvrir toujours aussi forte.
Mieux qu’un album photo, se replonger dans sa discothèque est à coup sûr une forme de voyage autobiographique. Les disques se rattachent inévitablement à un lieu où on a vécu, à une personne que l’on fréquentait alors, à une période particulière de notre vie, à des joies ou des malheurs. Certains, nous les avons oubliés, rangés depuis longtemps et finalement peu ou pas écoutés depuis. C’est l’occasion de les redécouvrir et peut-être, le temps ayant passé de leur donner une seconde chance. D’autres nous ont suivi partout, toujours, ce sont nos compagnons éternels, ils font partie de nous.
Parce qu’il faut bien suivre un fil, aussi arbitraire soit-il, j’entreprends donc ce long voyage dans mes disques, de A jusqu’à Z, sans vraiment savoir si je l’achèverai un jour.

Christophe Billars