play_arrow
Poptastic Radio 128k AAC Flux principal 4G stable / Wi-Fi standard
play_arrow
Poptastic Radio 128k MP3 4G / bon Wi-Fi
play_arrow
Poptastic Radio 192k MP3 4G+ / Wi-Fi rapide
play_arrow
Poptastic Radio 320k AAC Wi-Fi Haut Débit / Fibre
play_arrow
Poptastic Radio 64k AAC Idéal pour la voiture
play_arrow
Poptastic Radio 96k AAC All You Need Is Rock!
play_arrow
Poptastic Radio 32k AAC 2G / connexion très faible
En 1963, les Rolling Stones sont devenus des stars grâce… à un titre des Beatles. Si à compter de cette date, on n’a cessé d’évoquer leurs courses respectives dans les classements des meilleures ventes de disques, chaque groupe se retrouvant, en alternance, n°1 au hit-parade, c’est d’émulation dont il convient de parler plutôt que de rivalité.
Jusque là, de « She Loves You » à « Help« , leurs succès étaient tous rythmés. Pourtant, les britanniques vont prouver qu’un groupe Pop peut obtenir un succès colossal avec une chanson d’amour gentillette, idéale pour faire couler les larmes des midinettes anglaises. Cette chanson c’est « Yesterday« . Les Rolling Stones répliquent alors en enregistrant deux slows, « Lady Jane » et « As Tears Go By » ce, au désespoir de certains fans, qui ne manqueront pas de leur reprocher ces apparentes mièvreries.
Auteur : Daniel Lesueur
Editions : Camion Blanc
Disponible sur Amazon
Pour la première fois sur un disque 45 tours, « Paint It Black« , puis sur leur 33 tours « Aftermath« , tous deux datés de l’année 1966, les Stones utilisent le sitar. Or cet instrument oriental avait été ramené en occident par le Beatle George Harrison et pratiqué sur le 33 tours « Rubber Soul » à la fin 65. Donc, les Beatles avaient encore quelques mois d’avance sur les Stones (en réalité, le tout premier groupe anglais à avoir joué du sitar était les Yardbirds début 1965). Un gadget dont les groupes rock feront assez bon usage durant quelques mois… mais avec parcimonie et modestie car leur maître à tous, l’Indien Ravi Shankar, aimait à rappeler qu’il fallait compter environ 35 ans pour véritablement apprivoiser l’instrument.
Contrairement à leurs fans, il n’éclatera jamais d’affrontement entre les deux titans, au cours de ces sept années de route (1963-1969). Chacun est au sommet des classements, à son propre sommet. Malgré la peine que les médias se donnaient à les présenter comme d’implacables adversaires, Beatles et Stones étaient en fait très amis. Fréquemment, ils se sont retrouvés en studio, sur disque où à la télé :
– printemps 1967 : le Rolling Stone Brian Jones vient jouer du saxophone sur « You Know My Name« , une chanson des Beatles qui sortira trois ans plus tard, en face B du 45 tours « Let It Be »
– durant l’été 1967, les Rolling Stones participent à l’enregistrement d’un titre des Beatles, le célèbre « All You Need Is Love »
– quelques jours plus tard, c’est au tour des Beatles de venir faire les chœurs sur « We Love You« , 45 tours des Rolling Stones
– toujours en 1967 mais cette fois il s’agit de pochette d’albums, une bannière « Bienvenue aux Rolling Stones » trône sur celle de « Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band » des Beatles… ces mêmes Beatles qui, eux, sont présents bien que flous sur celle de « Their Satanic Majesties Request » des Rolling Stones
– en 1968, le Beatle John Lennon prend une part active au Rock’n’Roll Circus, show télévisé des Rolling Stones.
Dès 1971, le professeur Olievenstein rappelait que, si la jeunesse américaine se droguait, c’était dû en partie aux chansons de ses idoles, Bob Dylan au premier rang. Tandis qu’en Angleterre, c’est le Beatle Paul McCartney qui, en 1967, annonça publiquement user de stupéfiants. Pourtant ce sont trois Rolling Stones (Mick, Brian et Keith) qui se retrouveront en prison, comme de vulgaires boucs émissaires. À l’instar de Sherlock Holmes, Paul McCartney utilise la drogue « à bonnes fins » : elle excite et affine ses capacités intellectuelles et artistiques. Pour les bien pensants, les Stones, eux, se droguent par pur esprit de débauche, débauche aggravée par leur goût de la luxure.
Beatles et Rolling Stones, main dans la main ad vitam æternam? Pas si sûr si l’on en croit cette déclaration de John Lennon « Quand les Beatles éternuaient, ce sont les Rolling Stones qui s’enrhumaient« . Sauf qu’il est recommandé de prendre ces propos avec des pincettes car ils ont été recueillis après la séparation du groupe, lorsque le Beatle semblait en vouloir à la Terre entière.
Quant à cette fameuse chanson, « I Wanna Be Your Man« , que John lui-même et Paul McCartney avaient confiée aux Stones et qui donna matière à leur premier succès populaire, John expliqua que « si ça avait été une très bonne chanson, on l’aurait gardée pour nous » !
Daniel Lesueur
Par :
Auteur infatigable, journaliste de la presse musicale, homme de radio, collectionneur passionné, producteur d'artistes... Daniel Lesueur ne s'arrête jamais. Découvrez les articles d'un des plus remarquables spécialistes de la musique Rock en France sur le site de Poptastic Radio.
Écrit par: Lesueur Daniel
groupe anglais groupe de Rock britannique groupe pop anglais groupe rock anglais McCartney rock anglais Rock britannique
Une playlist nocturne mêlant ballades rock et titres plus posés, idéale pour accompagner les nuits, les moments calmes et les ambiances introspectives.
close