Vous écoutez

Title

Artist

En direct

En direct

Background
Logo Poptastic Radio

Architecture in Helsinki une bande de potes australiens et étudiants

Rédaction : le 28 février 2020

Architecture in Helsinki n’a pas grand-chose à voir avec l’architecture et encore moins avec la Finlande.

En effet, ce curieux intitulé désigne le groupe que formèrent au début des années 2000, une bande de potes australiens et étudiants.

Plutôt que groupe, il serait plus juste de dire troupe, tant leur musique que je découvre en 2005 avec l’album "In Case We Die", s’apparente plus à celle d’une fanfare de cirque. Sortant de tous les cadres préétablis, les 8 membres semblent sujets à une folie furieuse qui les voit exploser le format pop traditionnel. Inclassable, leur musique évoque une farandole où tout serait possible, des sons les plus étranges aux instruments les plus divers, qui peindrait de mille couleurs vives les rues qu’elle traverserait. « Si nous devions mourir » faisons la fête, oublions nos tabous et nos carcans semblent proclamer ces joyeux lurons. Mais ne nous y trompons pas, derrière l’apparent et monstrueux bordel qu’est "In Case We Die", c’est bien un travail de conception très précis qui en assure l’équilibre. Ces multiples percussions, cordes, cuivres, claviers, instruments bizarres, bruits en tous genres, voix superposées, sont savamment agencés et produisent une impression d’exaltation, une explosion de couleurs, comme si une ambiance de cour de récré avait envahi l’espace. Alors bien sûr, au-delà de ce déferlement, survient parfois l’overdose, le trop plein, une impression de too much. Mais contre la morosité et la déprime, rien de tel qu’une gorgée de ce sautillant « It’s 5 ! », bien représentatif du disque.

En 2007, ils remettront ça avec l’album "Places Like This", exactement dans la même veine foldingue que le précédent.
Cependant, cette pop foisonnante et barrée devient à la longue quelque peu indigeste et la fraicheur d'"In Case We Die" n’est pas toujours au rendez-vous. Il reste quand même de bons moments à l’image de ce « Heart It Races » aux folles percussions.

Christophe Billars.
Retrouvez ses chroniques également sur le blog Galettes Vinyles


Dans la même rubrique