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Ils ont déjà eu un certain succès, y compris chez nous, au début des 80s avec leurs premiers albums ‘Roman Gods’ et ‘Hexbreaker’. Le batteur Bill Milhizer en fait partie depuis 1980 et le bassiste Ken Fox depuis 1990. Comme pour beaucoup de groupes culte, le succès d’estime réel ne rencontre pas le succès financier attendu par les maisons de disques, I.R.S ne poursuit pas le contrat avec eux et ils continuent avec divers labels indépendants. Pourtant, ont joué avec eux des pointures comme Fred Smith (Television), et Andy Shernoff (Dictators).
Concert au Brin de Zinc à Barberaz, commune limitrophe de Chambéry. Petite salle, évidemment concert sold-out, j’ai entendu le chiffre de 165 spectateurs. A savoir que cette salle propose des concerts presque tous les jours de chaque semaine et serait la salle indépendante qui fait le plus de concerts en France. Y sont passés les reformations de Doctor Feelgood ou Shakin Street, mais aussi les Bell Rays, pour citer des noms connus, et y viendront en août par exemple, pour rester dans l’ambiance garage / psyché, les excellents Lords of Altamont.
Je me mets donc tout devant, pas de chichis dans cette salle, à côté d’autres photographes amateurs. Plus de 150 personnes en sueur : la salle est petite et bondée, les très nombreux ventilateurs tournent à fond, mais ça ne suffit pas et les Fleshtones mettent le feu sur scène pendant un peu plus de 1h30, la pause entre le concert et le rappel étant très courte. Bill Milhizer tient la baraque derrière les fûts. Ken Fox a un jeu de basse très mélodique, Keith Streng fait son show, va dans la foule, revient sur scène, saute… Peter Zaremba chante (mais pas tout, quelques titres sont pris par Ken Fox), joue de l’harmonica et fait quelques contrepoints de Farfisa. Il parle un peu français et fait l’effort de communiquer avec nous, nous cause de loups-garous, des Dogs, de la Savoie entre autres.
Nombreux titres de leur longue carrière, des extraits de Roman Gods (« Our monumental first album » comme le présente le leader / chanteur Peter Zaremba) jusqu’à à ‘Face of the Screaming Werewolf ‘ leur récent album de 2020 (atteignant la 9ème place au Billboard Alternative Album Chart, leur meilleur rang à ce jour). A noter aussi des reprises bien senties des Stones (‘Child Of The Moon‘, présent sur ‘Werewolf’) et Ramones (53rd & 3rd). Et aussi (surtout) la chanson hommage qu’ils ont écrite ‘Dominique Laboubée’, leader des Dogs hélas décédé en 2002, qu’ils ont fait applaudir par le public.
Pour le jeu de scène, ils n’avaient pas la place de courir ou sauter partout comme la dernière fois que je les avais vus. Zaremba est venu sans sa cape (il a bien fait, vu la température), ils ont bien tourné sur eux-mêmes (ainsi qu’une partie du public), mais ne sont pas sortis jouer dehors comme ils le font parfois (le lieu ne s’y prête pas vraiment, la salle est dans une zone artisanale, pas mal d’autres établissements autour).
A la fin, tout le monde prend une bière et sort prendre l’air, exténué et ravi. Zaremba s’éclipse, mais Streng, Milhizer et Fox sont disponibles pour bavarder tout en rangeant le matos. Des chouettes types authentiques.
A noter que j’avais eu la chance de voir Keith Streng à d‘autres occasions : avec Deniz Tek des Radio Birdman avant Covid, et avec les Limiñanas l’an dernier (deux tournées qu’il avait bien aimées, ainsi qu’on a pu en parler après le show). Et il m’a annoncé son nouveau projet, King of the Queens (en référence à son quartier natal).
Photos : Chris PHP
Écrit par: Chris PHP
Une playlist nocturne mêlant ballades rock et titres plus posés, idéale pour accompagner les nuits, les moments calmes et les ambiances introspectives.
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