« Seeking pleasure » (1998) et « This constant chase for thrill » (1999), 2 albums du groupe anglais The Aloof.
En cette fin des années 90’s, me voilà engagé dans la vie professionnelle depuis quelques années, officiant dans un collège de Haute-Savoie où contrairement à ce que l’on pourrait croire, le département inspirant plutôt au commun des mortels la pratique des sports d’hiver et les paysages enneigés, le quotidien n’est pas toujours de tout repos. Heureusement, l’ambiance entre collègues triés sur le volet compense largement les difficultés, celles-ci n’ayant pas par ailleurs calmé mon appétit pour les découvertes musicales.
Avec le recul, certains albums laissent plus dubitatifs que d’autres, étant restés englués dans une époque, un son. Ce sont ces disques dont seul le temps qui passe permet d’évaluer réellement la qualité, la capacité à s’extraire de leur environnement, à parler à tous. En 1998, Massive Attack a tué toute concurrence avec l’inaccessible « Mezzanine » (1998), concentré de titres exceptionnels aux confins du dub, du trip hop et de la cold wave. L’album, comme leurs deux précédents, allait influencer durablement toute une génération de musiciens et bouleverser le son de la musique pop.

En 1998 donc, le trio anglais The Aloof, comme tant d’autres, chasse sur les terres de l’inaccessible « Mezzanine » (1998) de Massive Attack, avec infiniment moins de talent sur l’album « Seeking Pleasure ». On trouve ici un mélange de cold wave, l’influence de The Cure est évidente, de dub et de trip hop mais les compositions n’engendrent l’ennui que trop souvent. On croise quelques rares bons passages cependant comme sur « What I Miss The Most ».
À l’époque, l’album cependant ne me fait pas la même impression qu’aujourd’hui mais c’est l’effet « nez dans le guidon » qui veut ça. Difficile en effet, alors que le trip hop est partout de séparer le bon grain de l’ivraie.
Eloi Stam Sur 28 octobre 2019 à 9 h 16 min
Belle Évolution Musicale