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Si les Fontaines D.C ont eu tendance à attirer le feu des projecteurs avec leur fantastique « Romance » (lire ma chronique « Fontaines D.C. – « Romance » : L’album qui propulse le groupe au rang de stars du rock« , ce n’est pas une raison pour oublier que septembre 2024 aura été très riche en albums d’excellentes factures. Un petit retour en arrière s’impose donc.
À tout seigneur tout honneur ouvrons le feu avec « Wild God » qui signe le grand retour de Nick Cave & The Bad Seeds.
L’australien a subi les pertes successives de ses deux fils et de son épouse, drames auxquels « Skeleton trees » (2016) et « Ghosteen » (2019), deux albums empreints de deuil, à nu, bouleversants, succédaient. Voici à nouveau le groupe au grand complet, au son majestueux, ample et massif, qui ajoute avec « Wild God » une nouvelle pierre de taille au grand œuvre. Entre envolées impressionnantes pleines de cordes et de choeurs gospel sur le titre extraordinaire « Wild God » un des sommets de sa discographie, ou encore sur « Frogs » et des ballades somptueuses, belles à pleurer, d’une richesse émotionnelle intense comme « Song of the lake », « Final rescue attempt », « Conversion », « Cinnamon horses », « Long dark night », l’album vole à très haute altitude. Le temps semble n’avoir aucune prise sur la voix de Nick Cave, envoutante à souhait et encore moins sur son talent. On notera pour conclure la présence en guest-star de Colin Greenwood échappé de Radiohead, qui tient la basse sur certains titres. Écoutez ce qui est d’ores et déjà un des titres de l’année : « Wild God » et son final ecstatique.
Mais côté émotions les Tindersticks ne sont pas en reste puis qu’avec « Soft tissue » leur 14ème album en 31 ans d’existence, ils signent eux aussi un des sommets d’une carrière pourtant à peu près irréprochable.
Rien à jeter dans les 8 titres qui composent l’album entre envolées de cordes et de cuivres, mélodies soyeuses à la beauté intemporelle qui agissent comme un doux nectar, un élixir à la recette dont ils semblent être les seuls à détenir le secret. Il ne reste plus qu’à se laisser bercer par la voix inimitable et ensorcelante de Stuart Staples comme sur ce « Always a stranger » de rêve.
J’avoue avoir laissé Matt Johnson et son groupe ironiquement nommé The The en 1993 après son excellent album « Dusk ». Le groupe est alors au faîte de son succès. C’est donc une excellente nouvelle que d’apprendre que voici « Ensoulment », le premier album du groupe depuis 2000 et le 9ème au total qui sonne comme une évidence.
Je retrouve The The exactement là où je l’avais laissé, le temps n’ayant semble-t-il eu aucun effet sur leur musique. Tout au long des 12 titres du disque, on est bercé par les sonorités rondes et chaudes de compositions classiques mais de qualité. On se laisse petit à petit conquérir par ces chansons portées par la voix reconnaissable entre mille de Matt Johnson, grave, posée, un mâle murmure. En témoigne la somptueuse « Some days I drink my Coffee by the grave of William Blake »
Devinette – Qu’est-ce qui ressemble le plus à un album de Nada Surf ? … Réponse – Un autre album de Nada Surf. Pour ne pas changer une recette qui fait mouche, le trio new-Yorkais, pour son 10ème album « Moon mirror », applique à la lettre son principe d’immobilisme.
Au menu, reconnaissable entre mille, une power pop légère et inspirée, telle qu’elle était déjà en 1996 à l’époque du premier opus. Pas de surprise, pas de révolution chez Nada Surf, et pourtant ça fonctionne à chaque fois. Jetez une oreille à ce « Second skin » ultra jouissif, à l’énergie adolescente pour le vérifier.
C’est toujours avec grand plaisir qu’on découvre un nouvel album de Eels.
Et pourtant, que de chemin parcouru par Mark Oliver Everett alias E à la tête de Eels depuis 1996 et son album inaugural « Beautiful freak ». La planète résonnait alors au son de « Novocaïne for the soul » son hit improbable. 15 albums impeccables plus tard voici que sort « Time! » plus léger qu’à l’accoutumée mais tout aussi réussi. E nous sort son plus beau « Sweet smile » qui est le versant le plus rythmé d’un album globalement mélancolique et apaisé.
Rendez-vous dans un mois pour les sorties d’octobre.
Auteur/autrice
Passionné de musique, lui-même musicien, compositeur et parolier. Sur Poptastic, Christophe livre régulièrement des critiques affûtées sur les albums d'artistes britanniques ou en rapport avec la scène musicale britannique.
Écrit par: Billars Christophe
Addicted to Rock, c’est le cœur battant de Poptastic ! Une playlist 100% énergie qui mélange singles cultes et pépites d'albums pour booster votre journée. De Genesis aux Foo Fighters, profitez d'un son dynamique, positif et sans mélancolie, rythmé par vos rendez-vous info et météo.
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