Hommage à un hommage : d’Impal à Led Zep

Roland Brunet
Roland Brunet

Je suis tombé récemment sur un morceau peu connu du groupe Australien Tame Impala  devenu en quelques années une référence du Rock des année 2010 qui a su rafraîchir, dépoussiérer voire redynamiser un genre musical majeur qui prévalait dans les 70ties : le Rock psychédélique !!!

Tout, chez Tame Impala respire la classe, l’inspiration, le son parfait qui vous transcende… Rarement, au cours de ces dernières années, j’ai ressenti une telle émotion à l’écoute de cette musique sensuelle qui vous touche directement par ces sons enveloppants, ces rythmes enivrants et cette faculté à  propulser votre esprit quelques décennies en arrière !

Tame Impala - Lorenism édition vinyle
Tame Impala – Lorenism (édition vinyle)

Donc ce fameux morceau des débuts de Tame Impala apparaît manifestement comme un hommage rendu à de glorieux aînés : il s’intitule tout simplement « Led Zeppelin » : on ne peut pas faire plus explicite !!
Au départ, il s’agit d’une histoire de riff (ces phrases musicales répétitives et très dynamiques jouées le plus souvent à la guitare). Celui proposé par Tame Impala dans notre morceau aurait fort bien pu être composé par Maître Jimmy Page tellement il reprend les codes du mythique guitariste : son  lourd, phrasé dynamique, mélodie qui vous accroche instantanément. Seule la section rythmique apparaît un peu faiblarde : logique n’est pas John Bonham qui veut !

La voix  de Kevin Parker semble également un peu fluette en comparaison de celle de Robert Plant mais ce n’est pas bien grave tellement le son de la guitare est entraînant et plaisant.

A titre de comparaison, il suffit de se remémorer le titre « The Wanton Song » qui possède une structure très proche de notre morceau : riff puissant et jeu de  batterie typique de Bonzo impulsant magnifiquement un rythme effréné. En superposant les 2 titres on se rend parfaitement compte de l’hommage rendu par Tame Impala qui a assimilé comme de nombreux autres groupes, les recettes du Zep pour les resservir à la sauce du 21ème siècle.

Pour terminer je ne résiste pas au plaisir de vous faire écouter une petite merveille de riff psychédélique et progressif (mon genre musical préféré) joué au synthé : c’est moins rock mais plus aérien et plus planant.
Ça se consomme comme un délicieux bonbon  comme un chewing gum qui s’accroche à votre mâchoire et ne vous lâche plus… On retrouve déjà tous les ingrédients du style « Impalien » notamment un son proche de leur dernier album « Currents« .
Les deux morceaux  évoqués ci-dessus sont  sortis dans l’album Lonerism édition vinyle 7 pouces (2012).

Roland Brunet
roland@poptastic-radio.com

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