La charnière entre la fin des 80's et le début 90's fut caractérisée par une véritable explosion de nouveaux groupes, nouveaux sons, nouvelles tendances. Certains furent sans lendemain mais ont marqué durablement les consciences. Je pense par exemple évidemment aux Stone Roses ou encore aux merveilleux La's de Lee Mavers dont l'album éponyme « The La's » (1990) ouvrait la décennie magistralement mais resterait à jamais l'enfant unique de ses créateurs. D'autres également comme The Jesus And Mary Chain des frères Reid s'installaient sur la durée d'une carrière débutée quelques années plus tôt avec leur « Psychocandy » (1985) inaugural.
The Blue Aeroplanes n'appartient à aucune de ces catégories dorées. Le groupe n'a pas sorti d'album majeur, n'a pas laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de la pop music mais à l'époque s'est vu ouvrir une fenêtre notamment par l'inrockuptible Bernard Lenoir sur les ondes de Radio France.
Originaires de Bristol – tiens déjà ! - les frères Langley Gerard et John ont fondé The Blue Aeroplanes au début des 80's. 3 albums vont sortir durant leurs premières années, « Bop Art » (1984), « Tolerance » (1985) et « Spitting our Miracles » (1987). On y trouve déjà les ingrédients essentiels de la musique du groupe à savoir un rock énergique aux guitares en étendards et la voix quasi parlée de Gerard Langley. Mais il faut attendre 1990 et l'album « Swagger » pour que le groupe perce et reçoive un accueil critique qui le fasse sortir de la masse. J'avoue qu'à cette époque je n'avais jamais entendu parler de The Blue Aeroplanes.
C'est en 1991 que sortit le seul album en ma possession jusqu'ici dont je fis alors l'acquisition intitulé « Beatsongs ».


