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Saga du groupe The Cure : de 1984 à aujourd'hui

Rédaction : le 14 février 2020

Le tournant résolument Pop avec la sortie des singles Let’s Go To Bed, The Walk, The Lovecats et The Caterpillar a donc permis au groupe de toucher un public beaucoup plus large. Robert Smith ne compte pas s’arrêter là.

The Cure change à nouveau de Line up qui deviendra stable durant plusieurs années. Pour beaucoup ce Line up sera la composition idéale du groupe. Après réconciliation avec Smith, Simon Gallup réintégré le groupe, toujours à la basse. Lol Tolhurst est encore présent derrière les claviers. Porl Thompson gravitant autour du groupe depuis ses débuts intègre officiellement la formation à la guitare. Enfin, Boris Williams est engagé à la batterie.
Le paquebot est en route et The Cure va entrer dans une nouvelle ère : celle de l’immense succès et la consécration internationale. La sortie de The Head On The Door en 1985 puis Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me deux ans plus tard va faire plonger la planète terre dans la « Cure mania ». Les singles Close To Me, In Between Days, Why Can’t I Be You et Just Like Heaven vont véritablement squatter la tête des charts. Ces deux albums ne contiendront pas que des tubes potentiels mais également des compositions typiquement « Smithienne » mêlant spleen, joie, tristesse, mélancolie, excitation. Un vrai cocktail d’émotions et de styles.

Avec la sortie de The Head On The Door et Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me, The Cure sont propulsés au rang de méga-stars planétaire. Le groupe va véritablement enfoncer le clou avec l’album suivant : Disintegration qui sortira en Mai 1989. Cet album sera plus sombre et mélancolique que ses prédécesseurs mais beaucoup plus cohérent.
Ne mâchons pas nos mots : Disintegration est un chef d’œuvre absolu. Aucun titre n’est à jeter ou reléguer en FaceB.
Quatre singles en seront extraits, tous seront des classiques du groupe : Pictures Of You, Lovesong, Lullaby et Fascination Street. Roger O'Donnell intègre le groupe derrière les claviers pour un long moment chez les Cure. Lol Tolhurst ne faisant plus l’affaire assurera seulement quelques parties anecdotiques (voir inaudibles) sur l’album. Ce dernier, alcoolique depuis le début des années 80 devient de plus en plus ingérable, dépendant et surtout n’a plus le niveau technique ni la capacité psychologique pour poursuivre l’aventure. Pourtant, Cure, c’est toute sa vie. Robert Smith lui signifiera par lettre son éviction du groupe. Un geste difficile, très douloureux mais nécessaire. Ce sera le début d’une longue traversée du désert et dépression pour Laurence « Lol » Tolhurst, fidèle compagnon des débuts. Une page importante se tourne pour l’histoire des Cure mais elle se tourne en pleine gloire qui ne durera plus vraiment longtemps.

Avec la sortie de Disintegration et la tournée mondiale qui s’en suivie ayant visitée pour la première fois l’Amérique latine, The Cure entrent dans les années 90 comme de véritables rois. Roger O’Donnell quitte la formation remplacé par Perry Bamonte avant son retour quelques années plus tard. Le groupe sort un single inédit en 90, Never Enough. 1992 sort l’album Wish. Très orienté guitares, Wish sera pour beaucoup LE dernier grand album de The Cure.
Nouveau succès mondiale avant la lente descente.
Porl Thompson quitte a son tour The Cure mais Roger O’Donnell fait son retour. Une auberge espagnole...
94, Cure propose un inédit lui aussi très Rock pour la B.O. de The Crow, Burn. L’album suivant Wild Mood Swings déstabilise fans et critiques par sa diversité parfois déconcertante. On y retrouve des cordes, des cuivres, des trompettes de Mariachis ou d’étranges percutions.
Hélas, The Cure ne retrouvera plus de sa superbe dans les années à venir.

Les années 2000 et 2010 seront chaotiques pour l’instable formation de Robert Smith en incessant changement de personnel. Trois albums sortiront lors ce ces décennies (Bloodflowers, The Cure et 4:13 Dream) qui ne marqueront pas vraiment les esprits. Rien de mauvais mais l’inspiration n’y est plus vraiment et le groupe se cantonne à des tournées Best of aux quatre coins du monde, aux coffrets, compilations et tout genre. A noter l‘anecdotique retour sur scène du bon vieux Lol Tolhurst sur quelques dates notamment à Londres et Sydney.
Doit-on encore attendre quelque chose de The Cure en studio? Quoiqu’il en soit, leurs concerts sont toujours un régal et d’une rare générosité (3h30!!!).
En 2019, le groupe s’est embarqué dans une tournée très réussie, principalement européenne. Ces derniers mois, Robert Smith a annoncé à plusieurs reprises lors d’interviews, que la formation était sur le point de sortir un nouvel album, le premier en plus de dix ans.

Rédaction : François Delporte