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Les fans d'Oasis étaient au rendez-vous donné par Liam Gallagher

Rédaction : le 27 février 2020

Quelques mois après la sortie de son deuxième effort solo, « Why Me, Why Not », Liam Gallagher est en tournée européenne pour promouvoir ce nouvel opus. Poptastic était évidemment au rendez-vous à Forest National de Bruxelles et au Zénith de Paris pour un compte rendu.

Zoom sur le concert parisien du 21 février 2020...
Les fans de la nébuleuse Oasis se sont donnés rendez-vous au Zénith de Paris qui affiche complet en ce vendredi de février monotone. Tous les clichés sont déjà réunis : Parka, bob, fringues estampillées Pretty Green (la marque de prêt-à-porter de Liam) et autres Doc Martens, le tout évidemment accompagné de pintes de mauvaise bière tiède. Bien sûr, comme à Bruxelles, beaucoup (euphémisme) d’Anglais on fait le déplacement. La première partie est assurée par les pénibles Twisted Wheel, déjà présent sur la dernière tournée européenne d’Oasis en 2009. Petit protégé de Liam Gallagher, le groupe nous fait patienter avec un set gras et lourd avec des compositions assez faibles et grossières. Dommage mais la prestation de Twisted Wheel passe rapidement.
Cette première partie terminée, la sono diffuse des titres qui font monter l’ambiance et la pression pendant que les roadies préparent la scène. Au programme, là encore, que des clichés ayant influencés la scène Britpop. Citons en vrac The Jam, The Who, T-Rex, Slade, et « I Am The Resurrection » des Stone Roses, titre à la fin duquel les lumières s’éteignent alors que l’hymne des supporters du club de Manchester City retenti dans la sono. Le public est alors chauffé à blanc et l’instrumental d’Oasis « Fucking In The Bushes » vient enfoncer le clou. Liam, barbu, vêtu d’une horrible Parka blanche aux allures de préservatif usagé et son backing band (constitué de certains membres de Kasabian et Babyshambles) débarquent sur scène. C’est déjà la folie dans le public qui perd le contrôle dès que retentissent les premières notes de « Rock n’Roll Star ». La fosse saute au rythme du martèlement de caisse claire alors que les gobelets de bières volent dans tous les sens et quelques fumigènes (au concert de Bruxelles) font leur apparition dans le public.
Quelle entrée de scène ! La voix de Liam n’a jamais été aussi bonne (malgré quelques soucis de retour voix qui horripilent le chanteur) et le groupe fait le job, reproduisant à la note près la version studio et il en sera de même sur tous les titres. A noter la présence anecdotique mais pourtant géniale de Bonehead, guitariste rythmique et historique d’Oasis. Hormis un écran géant, la scénographie reste sombre : It’s just Rock n’Roll.

On déplore malgré tout la présence inutile de trois choristes qui enlève à l’énergie Rock. Après ce « Rock n’Roll Star », le set est consacré à des titres solo de Liam : « Halo », « Shockwave », « Wall Of Glass » « Be Still » et « For What It’s Worth ». L’ambiance, même si toujours exaltée, descend alors d’un cran. Il faut bien reconnaitre que le public est là pour entendre les compositions d’Oasis, et donc de Noel…
Ce qui finit par revenir avec l’enchainement de classiques « Morning Glory » « Columbia » et « Stand By Me ». Le Zénith reprend à l’unisson les paroles renforçant encore plus la nostalgie des années 90. S’en suivront deux titres solo de Liam « Once » (dédié à Eric Cantona présent ce soir) ainsi que « The River » pour finir avec du Oasis et le rare « Gas Panic » qui ravit les fans hardcore ainsi qu’un « Live Forever » d’anthologie qui vient clôturer le set avant les rappels.

Images : Liam Gallagher, "Morning Glory" (extrait), Bruxelles 08/02/20 Mariner OfThePrijek

Après quelques instants de ré-accordage et de remise en ordre, le groupe revient sous les acclamations de la foule qui n’est pas rassasiée. Le reste du concert ne sera consacrée qu’à Oasis. Le premier rappel débute par ce qui n’est à l’origine qu’une faceB : « Acquiesce » et son refrain fédérateur qui nous rappelle que sans Noel, rien n’est pareil. Liam et sa bande enchaine avec « Roll With It », « Supersonic », un « Champagne Supernova » en mode acoustique avant un ultime rappel constitué de « Wonderwall » assez rare sur cette tournée et enfin « Cigarettes & Alcohol ».
Toutes bonnes choses ont une fin et c’est sur ce dernier titre que Liam et son excellent backing band quitte la scène au terme d’une heure trente de concert passé à une vitesse folle (signe d’un excellent moment passé).
Sans être inoubliable, un concert de Liam Gallagher est toujours un agréable moment et le public dévoué participe à faire de ces instants, une véritable grande messe Britpop teintée de douce nostalgie. Une chose est certaine : comme il a été déjà précisé, même si les titres du répertoire de Liam sont bien accueillis, c’est surtout l’esprit d’Oasis qu’est venu rechercher le public. Ces concerts et les récents Tweets des frères Gallagher viennent faire gonfler la spéculation d’une reformation du groupe de Rock britannique. Sur le chemin du retour, beaucoup se disent que le meilleur dans un concert de Liam, c’est quand même Noel…

Review : François Delporte