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Saga du groupe The Cure : les années 1976 à 1984

Rédaction : le 4 février 2020

1976, Robert Smith fonde à Crawley (Sud de l’Angleterre) avec Marc Caccagno, Michael Dempsey et Laurence Tolhurst (alias Lol) le groupe Malice qui deviendra Easy Cure puis finalement The Cure.

Rien de bien sérieux mais Robert Smith désire accélérer les choses en donnant des concerts et en composant ses propres chansons pour le groupe. Marc Caccagno quitte le groupe et la formation se stabilise à trois membres : Robert, à la guitare et chant, Michael à la basse et Lol Tolhurst à la batterie. Après avoir écumé les pubs et autres salles de bal du Sud de Londres au cours de l’année 77, Robert décide d’envoyer les maquettes à plusieurs labels. La maison de disque Polydor est intéressée et fait signer au groupe anglais un contrat pour la sortie de plusieurs albums.

Saga the cure three imaginary boysLe premier single de The Cure, Killing An Arab (qui créé déjà la polémique mais il s’agit en réalité d’une référence à L’Etranger de Camus) sort fin 78. Le single connaît un certain succès surtout dans les milieux indé et Punk du Sud de L’Angleterre. Fort de ce mini succès, la bande à Robert Smith enregistre son premier album Three Imaginairy Boys qui sortira en Mai 1979. Les critiques sont plutôt positives, le groupe collant parfaitement aux codes de l’époque (The Jam, Police, The Damned, The Clash, Siouxsie and the Banshees etc…). Le style est plutôt brut et minimaliste. Le succès commercial est lui aussi au rendez-vous même au-delà des frontières, ainsi The Cure commencent à donner des concerts entre autres aux Pays-Bas, Belgique et France. Dans la foulé de ce succès rapide, la formation sort un single inédit, Jumping Someone Else’s Train en Novembre 1979. Riche année donc pour The Cure qui va déjà connaitre quelques chamboulement…

1979, malgré le succès de Three Imaginary Boys et de la tournée qui s’en suivie, le bassiste Michael Dempsey quitte la formation (pour causes de divergences artistiques) remplacé par Simon Gallup, vieille connaissance de Smith. Matthieu Hartley est également intégré au groupe pour assurer les parties de claviers nécessaires pour les nouvelles compositions de Robert. Ces compositions marquent un changement radical avec le style du premier album. Elles seront très noires, sombres, torturées, désespérées, angoissantes. Ainsi entre 1980 et 1982, The Cure sortiront ce qu’on pourrait appeler la « Dark trilogie » : Seventeen Seconds, Faith et Pornography. Pour ces deux derniers albums, le groupe redevient un trio composé Smith, Gallup, Tolhurst. Ces trois albums marqueront au fer rouge leur époque et constituent des incontournables la scène Cold Wave et même Gothique. The Cure élargie ainsi son public, commence à tourner aux Etats Unis et Australie. C’est le début du véritable succès mondial. A noter également la sortie d’un single inédit toujours dans l’esprit de la trilogie : Charlotte Sometimes.

Les tournées mondiales de promotion de la « Dark Trilogie » ont créé et accentuées des tensions entre Robert Smith et Simon Gallup qui quitte le groupe à la fin de la tournée Pornography. Autre changement, Lol Tolhurst, conscient de son faible niveau de batteur occupe désormais le poste de claviériste. Des musiciens de passage assureront la batterie et la basse pour les productions à venir. Le changement sera radical également dans la musique et compositions de Robert Smith.
Fini la période sombre, il semblerait que le Lexomil ai fait son effet (humour) puisque le groupe sort trois singles (Let’s Go To Bed, The Walk et The Lovecats) typiquement New Wave, particulièrement joyeux qui tranche totalement avec la noirceur d’antan. The Cure devenant ainsi plus Main Stream s’ouvre alors à un plus large public. Ces trois singles ainsi que leur faces B seront compilés sur l’album Japanese Whispers en décembre 1983.

Saga The Cure The Top5 mois plus tard sort The Top, album marqué par un coté Pop psychédélique. Robert Smith est le seul maître à bord à tel point que The Top est souvent considéré comme étant son album solo. A noter l’anecdotique participation de Porl Thompson à cet album (il tient le saxophone sur le titre Give Me It), vieille connaissance du groupe mais qui deviendra par la suite un membre important de The Cure.

À suivre.

Rédaction : François Delporte