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C’est plus la curiosité que l’envie qui m’a poussé vers cet album à la pochette de film noir de série B je dois avouer. En effet, je n’ai jamais été client des Libertines et Pete Doherty est responsable du plus mauvais concert que j’ai vu de ma vie (celui de Carlos auquel j’ai assisté à 8 ans restant hors concours). De plus, j’ai la tenace impression que les frasques de tous ordres de Doherty ont toujours constitué la principale raison de sa médiatisation, plus que ses prestations et productions artistiques. Cet album donne l‘occasion de le vérifier.
Il n’est pas inutile de préciser que Stephen Street est aux manettes, le Stephen Street producteur des Smiths. Il concocte pour l’album un son à la fois propre et suffisamment mal peigné pour accompagner un Doherty la morve au nez. Il faut bien le dire, ce sont bien les guitares rythmiques aux riffs un peu cradingues et parfois accrocheurs ainsi que la voix déglinguée de Doherty qui tiennent la baraque. Mais cela ne suffit pas toujours. Tout au long de l’album, les références illustres s’entendent nettement, depuis les Kinks jusqu’aux Clash, en passant par Les Specials ou les Undertones. Les Babyshambles restent dans cette tradition hyper british d’un rock de sales gosses irrespectueux mais sans jamais égaler les groupes cités. S’inscrire dans une tradition est nécessaire mais c’est pour mieux la dépasser, l’actualiser et en faire oeuvre personnelle ce que ne parviennent pas à faire ici Doherty et compagnie, ce que Doherty lui-même n’a, à mon sens, jamais réussi d’ailleurs.
Attention, rien d’indigne non plus tout au long de ces 12 titres qui oscillent entre le très bon – comme par exemple « Carry Up On The Morning » et surtout « Delivery » et « You Talk » placés en podium d’introduction – et le banal.Mais ces 3 titres représentent ce que Doherty sait faire de mieux quand sa voix apporte suffisamment de fêlure à des riffs hyper efficaces et des mélodies accrocheuses. Aucun sommet ici mais de très bons singles.Sur le reste du disque l’attention se dilue souvent, tant les titres s’enchaînent sans rien laisser d’impérissable en tête et laissent l’ennui s’installer doucement. Parfois, on tend l’oreille sur un riff efficace, un couplet intéressant mais qu’un refrain à gros sabots vient virer de la piste comme sur « Side Of The Road ». L’intro de « Crumb Begging Backhead » pourrait presque passer pour du Ride mais la suite ne tient pas ses promesses avec une mélodie poussive et un chant peu inspiré. Celle, plus bucolique, de « Unstookie Titled » souffre des mêmes maux. « French Dog Blues » s’oublie sitôt entendu et « There She Goes » pompe allègrement le « Lovecats » de The Cure sans en approcher l’ombre de la cheville de la puissance pop et on mesure ce qui peut séparer l’immense chanteur qu’est Robert Smith de Pete Doherty. L’entraînant « Baddie Boogie » joue l’efficacité et emporte la mise sans briller, « Deft Left Hand » n’est pas déplaisant et « Lost Art Murder », ballade acoustique, clôt l’album en douceur.
Alors non rien d‘indigne mais à l’écoute de cet album je ne suis finalement jamais surpris, jamais emporté, jamais ému et il n’y a pas un seul titre digne de rivaliser avec ces illustres anciens que Doherty admire. Difficile de le considérer donc comme un grand album. Cependant, il a le mérite d’entretenir, nos envies de bières au pub et Doherty la tradition des bad boys écorchés vifs. En un mot, il passera bien à l’apéro mais pour les frissons, on ira voir ailleurs.Retrouvez les chroniques de Christophe Billars également sur son blog Galettes Vinyles
Écoutez les singles et les titres des différents albums de Babyshambles dans la programmation de Poptastic Radio.Auteur/autrice
Passionné de musique, lui-même musicien, compositeur et parolier. Sur Poptastic, Christophe livre régulièrement des critiques affûtées sur les albums d'artistes britanniques ou en rapport avec la scène musicale britannique.
Écrit par: Billars Christophe
groupe anglais groupe de Rock britannique groupe rock anglais rock anglais Rock britannique The Cure
Let’s Rock!, c’est deux heures de radio libre, entre nouveautés, extraits d’albums et morceaux parfois longs. Une émission guidée au feeling, imprévisible, où chaque titre en amène un autre, loin des playlists formatées
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